La famille Le Fèvre, devenus Le Fèvre de Caumartin :
Originaire du Ponthieu, en Picardie, la famille Le Fèvre de Caumartin s’illustra pendant plusieurs siècles dans la magistrature, l’administration royale et l’Église, tout en cultivant un goût prononcé pour les lettres et les bibliothèques.
Seigneur de Caumartin, marquis de Saint Ange et comte de Moret, ses membres ont exercé des fonctions de prestige : conseillers au Parlement de Paris, intendants, évêques et même prévôts des marchands de Paris.
Reconnu pour leur probité et leur érudition, cette famille a laissé une empreinte durable dans l’histoire de France et la culture française, notamment aux travers de leur prestigieuses bibliothèques familiales, leur liens avec les grandes figures de la littérature comme Voltaire, Boileau ou le cardinal de Retz.
Leur nom reste associé à des lieux emblématiques, comme le château de Saint Ange mais aussi à Paris, avec la rue de Caumartin , ainsi que la station de métro Havre – Caumartin dans le 9° arrondissement.

D’azur à cinq trangles d’argent.
L’importance de cette famille a suscité très tôt d’importants travaux généalogiques, les premiers d’ailleurs faits à la demande de leurs représentants familiaux tant pour la présentation de leurs preuves de Noblesse mais aussi pour l’ordre de Malte.
Les très importantes fonctions et charges qu’ils vont occuper au fil des générations vont faire se multiplier, les travaux et les recherches sur cette famille que l’on voir sortir de Picardie, où dès son origine, elle a des alliances avec la Lorraine et le Barrois, alliances d’ailleurs peu mises en valeur par la suite, malgré leur excellence. Devenue parisienne, elle saura en devenir une des familles les plus distinguées, tout en sachant par un choix judicieux d’alliances, garder les contacts avec la province, comme le Poitou, ou le Bordelais.
C’est par des extraits des travaux du Père Anselme, dans son histoire généalogique et chronologique de la Maison Royale de France, que s’ouvre cette histoire généalogique des Le Fèvre de Caumartin. Suivront quelques uns de nombreux travaux faits sur cette famille, et en particulier certains qui n’auront jamais fait encore l’objet de communication ou de publication, comme :
– Jérôme Joseph, marquis de ROYS Les Caumartin, Manuscrit 1853
– N de BOISLISLE Les Caumartin, In : La famille Le Charron 1864
– STEIN et QUEVERS, Les Caumartin, Inscription de l’ancien diocèse de Sens Tome IV1904
– Louis de LONGUEAU Saint Michel Les Caumartin 1965
– Jérôme de ROYS Les Caumartin: Histoire de Saint Ange 2006
Il faudra ajouter à ces travaux, les déclarations faites à de plusieurs reprises par les Caumartin eux-mêmes soit pour leur preuves de Noblesse, ou leur décharge des Francs-fiefs, comme leur dossier de demande d’entrée à l’Ordre de Malte.
Bien des documents essentiels disparaîtront avec la Révolution, documents conservés dans les archives du château de Saint Ange, où à partir de Louis Urbain de Caumartin, l’ensemble des papiers de famille étaient classés. En particulier des documents originaux dont des titres de Propriété et des confirmations des charges qu’ils avaient pu occuper au fil des générations. Certains, parce qu’ils ont été établis par des notaires ont vu voir leurs minutes conservées dans ces actes notariés, mais les pertes auront été immenses.
Enfin, par son départ à Bristol, où il allait prendre les eaux pour soigner sa maladie de poitrine, Marc Antoine de Lefevre ne laissera quasiment aucun document sur cette période et jusqu’à sa mort à Londres en 1803.
Le séquestre des biens d’Antoine Louis François Le fèvre de Caumartin, au motif que son seul fils alors Marc Antoine , l’Intendant de Flandres
Au travers de cette page, nous essaierons de vous faire une présentation, non seulement de leur généalogie, mais aussi des fiches sur chaque membre de cette prestigieuse famille qui auront façonné Saint Ange. Un corpus des sources et des documentations sera présenté lors d’une prochaine mise à jour.
Liste des membres de la famille Caumartin associés à l’histoire de Saint Ange :
Louis-Urbain Le Fèvre de Caumartin, dit « le Grand Caumartin » (1653–1720); Marquis de Saint Ange, comte de Moret.
il épouse Marie-Jeanne Quentin de Richebourg (1680–1709),
– Conseiller au Parlement (1674),- – Maître des requêtes (1682),
– Intendant des finances (1690),
– Conseiller d’État (1697).
Antoine-Louis-François Le Fèvre de Caumartin, (1696–1748), Marquis de Saint Ange
Il épouse Élisabeth de Fieubet, avec laquelle il a cinq enfants- – Conseiller au Parlement (1719),
- – Maître des requêtes (1721),
- – Conseiller au Grand Conseil (1722),
- – Président au Grand Conseil (1742),
- – Conseiller d’État (1745),
- – Premier président au Grand Conseil (1747).
Antoine-Louis-François Le Fèvre de Caumartin, deuxième du nom (1725–1803), Marquis de Saint Ange, comte de Moret.
Il épouse le 30 juin 1749 Geneviève-Anne-Marie Mouffle, secrétaire du roi et aura un fils : Marc-Antoine- – Conseiller au Grand Conseil (1746),
- – Maître des requêtes (1749),
- – Président au Grand Conseil (1751),
- – Intendant des Trois-Évêchés (1754), de Flandre et d’Artois (1756),
- – Prévôt des marchands de Paris (1778–1784).
Marc-Antoine Le Fèvre de Caumartin de Saint-Ange (1751–1803)
Dernier descendant masculin des Le Fèvre de Caumartin, marquis de Saint Ange.- – Conseiller au Parlement (1775),
- – Maître des requêtes (1777),
- – Intendant de Franche-Comté (1783)
- Il émigre en 1792, et meurt à Londres le 31 août 1803.
Le rédacteur,
Pierre de Roys